Posterous theme by Cory Watilo

Comprendre la complexité

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Cela fait un moment que je suis fasciné par les études du sociologue français Edgar Morin sur la systèmique, la pensée complexe et l'organisation.

Voici un très court extrait :

Selon la théorie des systèmes et le fait que "le tout est plus que la somme des parties", « il existe des qualités émergentes, c'est-à-dire qui naissent de l'organisation d'un tout, et qui peuvent rétroagir sur les parties ». En outre, il note que « le tout est également moins que la somme des parties car les parties peuvent avoir des qualités qui sont inhibées par l'organisation de l'ensemble ».

Quelques chapitres de ce livres sont disponibles sur Google Books. Je vais en lire un peu et je vous reviendrai avec mes commentaires.

William Gibson on Advertising

via wired.com

"What I notice about advertising lately is how incredibly little attention I pay to most of it, and how relatively little it influences my purchasing patterns. I don’t know what that’s about. I think I’ve tuned into my own universe of advertising and consumption. I just ignore the mainstream, and that may be where we’re all going." - William Gibson

 

Les quatre états d'une grande idée : stupide, controversée, progressiste et évidente

What’s your favorite quote? Not my favorite quote but one I keep coming back to: “Silly, controversial, progressive, then obvious”—the successive stages of a game-changing idea. I don’t remember where I read it. Maybe in a political context? I’d like to think we’re in stage 3.5 for something like gay marriage; Twitter is somewhere around stage 3 (it depends who you ask, which is probably typical of the middle stages). With slightly different names, outdated cultural ideas go the other way—from obvious to awful.

 

L'entretien sur Communication Arts (dont vous venez de lire un extrait) avec Michael Lemme (Directeur de création de l'agence Duncan/Channon basée à San Fransisco) m'a fait beaucoup réflechir au concept de la grande idée.

Une grande idée, une idée capable de changer le monde, est toujours stupide à première vue. Plus le temps passe, plus l'idée commence à être assimilée. Elle devient controversée, puis progressiste et enfin évidente. Mais pas pour tout le monde. Un exemple simple : le mariage gai.

Voici d'autres exemples dans l'industrie des médias et des communications :

  • 2007. Quelqu'un vous parle d'un site web qui vous permet d'envoyer des messages limités à 140 caractères à des gens qui vous suivent... Stupide non ? Aujourd'hui, Twitter est une idée évidente pour la majorité des médias, des célébrités, des entreprises et des geeks.
  • 2008. Une agence décide, à l'instar d'un Magritte avec "Ceci n'est pas une pipe", de créer un non-site. La présence web de l'agence ne sera que la somme des ses parties éclatées dans l'Internet. Modernista! l'a fait. Une idée progressite pour eux, pour moi aussi. Controversée pour la plupart des dirigeants qui avaient peur de perdre le contrôle ou stupide pour des gens qui ne comprennent rien au web. Aujourd'hui, Twist Image fait la même chose. Évidemment.
  • 2010. Une agence décide d'utiliser une "mascotte" qui répondra en temps réel et en vidéo à des questions d'internautes sur différentes plateformes sociales. Évident pour l'agence. Progressiste pour le client
Ces exemples servent à démontrer une chose. Rien n'est jamais facile. Il faut expliquer, éduquer, emprunter, saboter, échouer et recommencer pour faire en sorte qu'une grande idée soit évidente aux yeux des parties prenantes. Et surtout prendre le temps qu'il faut pour la faire passer à travers ses quatre états : stupide, controversé, progressite et évident. Juste, ne restez pas trop longtemps dans le stupide.
À vous la parole maintenant. Connaissez-vous d'autres exemples de grande idée à priori stupide mais qui s'est révélée évidente par la suite ? Ou encore, avez-vous été confronté à des décalages entre vos idées et les perceptions des autres ? Comment avez-vous réagi ?