Comprendre la mondialisation de la culture
Çela fait plus de dix ans, on n'arrêtait pas de parler de mondialisation, globalisation, etc..
Çela fait dix ans, j'avais 15 ans et je me foutais un peu de la mondialisation. Ce n'était qu'un concept qu'on apprenait à l'école, à la seule différence qu'on entendait parler de temps en temps à la télé.
J'avais compris la valeur et l'importance de ce concept à travers une petite anecdote que j'aimerai vous raconter.
Je suis, ou en fait j'étais, un fan de jeux vidéo. Je jouais à beaucoup de jeux au Maroc. La chèreté et la rareté de jeux originaux ont rendu le piratage très populaire. Chaque jeu coûtait 10dhs, mais je recherchais tout de même des jeux de qualité. Un de mes jeux préférés était Metal Gear Solid sur Playstation 1. Un momument du jeu vidéo d'aventure. Un jeu dont l'histoire, le gameplay et la mise en scène étaient époustouflantes pour l'époque. Mon amour pour la série, créée par Hideo Kojima, n'a été que croissant par la suite. Metal Gear Solid 2 sur Playstation 2 était devenu le jeu le plus attendu de tous les temps. Je me rappelle comment fébrilement nous avions inséré la galette vidéo-ludique dans le lecteur de la PS2 mon ami et moi et que nous avons reçu l'une de nos premières baffes graphiques. Fracture nette de la rétine.
J'avais joué pas mal à Metal Gear et je me suis intéressé à l'univers de la série, aussi bien que je me suis retrouvé à lire le making-of du jeu (#geek). Je découvrais alors, qu'Hidéo Kojima, réalisateur japonais, s'était largement inspiré de l'oeuvre de l'écrivain américain Paul Auster, quasi inconnu en USA mais qui faisait un tabac en France, pour l'élaboration de certains personnages clés du jeu. Je sentis alors rush dans mon cerveau d'adolescent : comment un marocain du Maroc aurait pu lire lire un roman d'un auteur américain inconnu dans son propre pays mais célèbre dans la francophonie, roman qui avait inspiré l'un des plus grands créateurs japonais de jeu vidéo ?
J'avais compris ce jour-là ce que c'était (peut-être) la mondialisation. La mondialisation de la culture en tout cas.
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